Le docteur Sauvageau s’intéresse à tout ce qui concerne la santé humaine globale, pour autant que cela provienne de sources fiables (non biaisées, scientifiques, experts reconnus et autres).

Il considère que le meilleur médicament est celui que l’on peut éviter de prendre. En effet, dans la mesure du possible, la prévention demeure toujours supérieure à la correction.

Cela est un fait même en médecine conventionnelle, car pour l’humain, les pièces de rechange sont rares et viennent souvent avec un prix à payer (peut-être encore plus de médicaments à prendre, effets indésirables possibles, chirurgie, etc.).

La mission du Dr Sauvageau est donc d’accompagner la personne dans ses problèmes, sans la juger, et de faire découvrir au plus grand nombre le pouvoir qui est en nous, le pouvoir de changer ce qui nous éloigne du bonheur et de la santé, et ce, peu importe la génétique dont nous avons hérité.

À son humble avis, une grande proportion de problèmes de santé découle de causes multifactorielles et profite d’une approche multidimensionnelle. Il utilise à la fois les forces de la médecine conventionnelle, et celles de la médecine dite de santé intégrative.

Vous trouverez plus bas un tableau très simpliste, voire caricatural certes, mais qui illustre bien selon lui les forces de la médecine occidentale, dite conventionnelle, et celles de la médecine plus holistique, dite de santé intégrative.

Il y a tout un spectre de chevauchement possible entre ces deux approches. Le stade de présentation de la maladie et les préférences du patient déterminent si les interventions sont axées sur la médecine conventionnelle et/ou la santé intégrative. En fait, ces deux approches ne sont pas mutuellement exclusives, bien au contraire, elles sont complémentaires et sont utilisées par tout bon médecin.

Advenant un procédé nouveau de diagnostic, d’investigation ou de traitement insuffisamment éprouvé, sa formation scientifique et son code de déontologie l’obligent à mentionner les réserves appropriées et a informer le patient(e) du manque de preuves scientifiques relativement à de tels traitements, des risques ou inconvénients qui pourraient en découler, ainsi que des avantages que lui procureraient des soins usuels, le cas échéant.

 

« La santé parfaite, physique et mentale, n’est pas que l’absence de signes et symptômes; et elle ne s’obtient pas seulement qu’en avalant des pilules. Elle s’acquiert par la persévérance et la sincérité dans l’exercice, l’alimentation saine, la relaxation, la respiration consciente ainsi que dans la valorisation du moment présent. Avoir du soutien (psychologique et autres) est aussi un ingrédient essentiel. Il n’y a pas de pilule miracle. Si l’on prend beaucoup de médicaments, de saines habitudes de vie est possiblement l’unique moyen d’en enlever. » – Éric Sauvageau, MD

 

Il est aussi professeur de yoga certifié depuis 2015. Vous pouvez lire son allocution inspirante lors de la 1re journée internationale de yoga de Sorel-Tracy en annexe.

 

Forces selon l’approche
Médecine conventionnelle
Santé intégrative
Maladie Aigüe Chronique
Condition Instable Stable
Gravité Sérieux Mineur
Emphase Correction Prévention
Priorité Quantité de vie Qualité de vie
Expertise Corps physique  

Psychologie, émotions, spiritualité

Interventions Plutôt externes et invasives, chirurgie, pharmacologie  

Plutôt internes et peu invasives, alimentation, exercices, thérapie manuelle, psychothérapie, relaxation, méditation

Début d’action Rapide Lent
Durée d’action Courte Longue
Technologie requise Élevée Faible
Expert Soignant Patient
 

Responsabilisation exigée de la part du patient

Faible Élevée
 Exemples d’intervention selon la maladie
Bursites, tendinites anti-inflammatoires, infiltrations cortisonées thérapie manuelle, exercices
Obésité médication, chirurgie bariatrique alimentation, exercices, psychothérapie
Hypertension anti-hypertenseurs  

alimentation, exercices, relaxation, méditation

Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)  

intubation endotrachéale, ventilation assistée mécaniquement, médication inhalée

cessation tabagique, réadaptation pulmonaire
Maladie cardiaque athérosclérotique (MCAS)  

défibrillation, tuteurs et pontages coronariens, anti-plaquettaires, hypolipémiants

diète méditerranéenne, exercice, cessation tabagique
Diabète de type 2  

insuline, antidiurétiques oraux

alimentation, exercices
Santé mentale  

antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques

psychothérapie, relaxation, méditation
Cancers chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie alimentation, exercices, psychothérapie, relaxation, méditation

 

 

 

Annexe:

 

Allocution 1re journée internationale de yoga à Sorel-Tracy

Bonjour à tous et à toutes, bienvenue à la toute première journée internationale du yoga à Sorel-Tracy. C’est avec grand plaisir que je vais vous parler de quelque chose que j’aime et qui a changé ma vie, c.-à-d. le yoga. Le thème de la journée sera consacré à celui de la non-violence, Ahimsa en sanskrit, et il s’agit d’un principe primordial en yoga.

À partir d’aujourd’hui, je vous invite à être indulgents envers vous-même; ne vous jugez pas, arrêtez de vous comparer et respectez vos limites. La compassion doit commencer par vous-même pour pouvoir s’étendre à autrui.

C’est tout un changement de mentalité dans une ère où l’hyperperformance, le dépassement de ses limites et la compétition sont placés sur un piédestal, n’est-ce pas?

La non-violence. Je dirais qu’il est là le plus grand défi en yoga, de ne pas se faire violence, de prendre conscience qu’il y a une autre façon de voir les choses pour être heureux que celle que la société actuelle veut nous imposer, que nous pouvons choisir et arrêter de courir comme des poules sans tête! Soyez courageux, commencez ce changement petit à petit, faites avec ce que vous avez, faites quelque chose que vous aimez et n’en faites pas trop.

La non-violence est un des objectifs du yoga, celui de vivre la détente dans l’effort et de réaliser que le véritable effort est d’être présent. Le yoga nous amène à accepter de ne pas toujours être en contrôle, de manière à pouvoir demeurer calmes dans les moments les plus stressants de notre quotidien. Quelqu’un qui s’adonne au judo est un judoka, toute personne qui pratique le yoga est un yogi (ou yogini s’il s’agit d’une femme). Les yogis et yoginis valorisent la détente.

Plusieurs diront qu’ils ne sont pas assez souples pour faire du yoga. Est-ce que cela signifie que s’ils sont sales, ils ne prendront pas de bain? D’autres diront qu’ils sont incapables de méditer parce qu’ils pensent toujours à quelque chose, que leur esprit a toujours besoin de s’activer, qu’il est aussi indomptable que le vent… Mais, lui ont-ils déjà montré un bon endroit pour se reposer?

Si vous croyez qu’il faut être flexible pour être un yogi, détrompez-vous, c’est plutôt en le pratiquant qu’on le devient; physiquement et mentalement. Notez bien ici que je parle de la « flexibilité » du mental , et non de la « dureté » du mental. On ne veut pas que votre esprit devienne rigide par la pratique du yoga, bien au contraire!

Pour paraphraser un personnage légendaire, réalisez ceci dès maintenant « Vous qui, comme moi, êtes humains, ne vous demandez pas ce que votre système de santé peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre santé, physique et mentale. » À cette interrogation, je trouve que « du yoga » est une réponse parfaite!

Selon un livre de yoga écrit au 15e siècle il est dit: « Dans toutes les maladies celui qui sait diagnostiquer doit prendre des mesures en se conformant aux règles enseignées par les traités de médecine et en plus administrer le traitement yogique. » (Hatha-yoga-pradîpikâ V, 22)

Pensez-y, les bactéries développent de plus en plus de résistance à nos antibiotiques, on les appelle même les superbactéries. Chez qui croyez-vous que les bactéries aiment le plus causer des problèmes? Chez les gens qui sont en santé ou chez les gens malades? Pour moi c’est une évidence, une fois l’infection traitée, on devrait toujours se questionner sur la cause de l’infection. Était-ce vraiment la bactérie, ou plutôt le fait qu’elle a pu exploiter un corps avec une santé fragile? Est-ce que la moisissure s’installe dans le fruit frais ou dans le fruit avarié?

Autre exemple plus concret que j’aime bien utilisé chez mes patients. Si vous devez changer vos freins à chaque fois que vous faites l’entretien de votre voiture, votre garagiste devrait vous offrir deux options: changer vos freins encore une fois, oui, mais surtout vous convaincre d’adapter votre conduite en vous donnant les conseils nécessaires ou en vous référant à d’autres professionnels pour vous aider. La raison étant que pour la mécanique humaine, c’est plus compliqué. Les pièces de rechange sont rares et viennent avec un prix à payer, que ce soit via les effets indésirables d’un médicament ou les risques inhérents à toute intervention diagnostique ou thérapeutique.

La prévention demeurera toujours supérieure à la correction. Le meilleur médicament ou la meilleure chirurgie sont, respectivement, celui et celle que l’on peut éviter de prendre ou de subir. Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas suivre le traitement que vos médecins et autres professionnels de la santé vous recommandent! L’efficacité de plusieurs traitements est démontrée et c’est grâce à ceux-ci que l’espérance de vie est passée de 50 ans au début du 20e siècle à 82 ans de nos jours. Maintenant, l’espérance de vie c’est bien, mais la qualité de vie c’est encore mieux. Et pour cela, la pilule miracle n’existe pas, le miracle ne peut provenir que de vous!

 

Qu’est-ce que le traitement yogique me direz-vous? Ce sont simplement les cinq choses suivantes:

  1. Bouger: Pour le yogi, ce sont les asanas, les fameuses postures du yoga. La vie s’exprime par le mouvement (du corps et de l’esprit). En effet, la perte d’autonomie est souvent une conséquence de la raréfaction du mouvement et la mort n’est pas bien loin quand le mouvement disparaît… Albert Einstein a dit: «La vie est comme une bicyclette. Pour garder votre équilibre, vous devez continuer à bouger » (physiquement et mentalement).
    • Tension chronique <=> Douleur chronique => Contracture => Fibrose => Adhérence => Perte de structure => Perte de fonction => Vieillissement prématuré => Perte d’autonomie
    • Solution = mouvement, tout en respectant ses limites.
  2. Bien manger: Probablement, la manière la plus efficace d’empêcher le développement de plusieurs cancers par exemple, par l’ingestion davantage de fibres et d’anti-oxydants, entres autres. Nous sommes ce que nous mangeons!
    • Il faut aussi bien s’hydrater, l’idéal est de boire quotidiennement 250mL d’eau par tranche de 20lbs (9kg) de poids (si vous n’avez pas de problèmes cardiaques ou rénaux, dans le doute, consulter votre médecin).
  3. Relaxer: L’importance de garder un esprit sain. Nous pouvons tout acquérir en ce monde, mais une fois que nous perdons l’esprit, il est difficile de le récupérer et cela change complètement notre existence. C’est pour cette raison que la culture indienne a développé toutes sortes de techniques différentes afin de le préserver.
  4. Respirer: Il est dit que l’on peut vivre 30 jours sans manger, trois jours sans boire, mais seulement trois minutes sans respirer. D’où l’importance du souffle, de la respiration.
  5. Méditer: Posez-vous la question : où est mon esprit en ce moment précis? Rarement dans l’instant présent! Toujours à ressasser le passé ou à penser au futur. En fait, un certain degré de méditation est nécessaire pour accomplir quoi que ce soit. Nous méditons régulièrement lorsque nous nous concentrons sur une seule chose à faire comme conduire une voiture, cuisiner, jouer de la musique, etc. La seule différence est que la méditation est un esprit libre de pensées. En libérant l’esprit de toute réflexion, pensée, mémoire et connaissance, on passe du mode “faire” au mode “être” tout simplement. Ça peut être difficile au début, mais dites vous que l’esprit est comme un muscle, il faut le tonifier pour qu’il cultive cette capacité innée de pleine conscience. La méditation est le moyen infaillible de vaincre l’instabilité de l’esprit.            En résumé, faire du yoga c’est: bouger, bien manger, relaxer, respirer et être en pleine conscience ou méditer. Pas si compliqué que cela n’est-ce pas? C’est que l’on vous propose aujourd’hui.            Le yoga est ouvert à tous et peut apporter quelque chose à chacun, que vous soyez homme ou femme, jeune ou plus âgé, malade ou en santé, grand ou petit, maigre ou gros. Tout le monde a sa place. Le yoga a une place pour chacun. C’est donc un honneur pour moi aujourd’hui de vous introduire au traitement yogique et de faire de vous des yogis et des yoginis!
Éric Sauvageau, médecin et yogi
20 juin 2015