NIH_NCCIH_WebsiteHeaderQue ce soit la médecine intégrative ou la psychothérapie intégrative, le concept « d’intégratif », synonyme d’holistique, implique généralement l’inclusion des meilleures approches conventionnelles et complémentaires traditionnelles dans le domaine de la santé et leurs utilisations de façon coordonnée par un groupe de professionnels aidants multidisciplinaires. Par définition, l’approche est inclusive, donc est ouverte d’esprit sur toutes techniques montrant son efficacité et étant sécuritaire pour l’individu.

Voici les principales caractéristiques de cette approche

  • Respecte la nouvelle définition de Santé de l’OMS selon laquelle « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».
  • Intègre les meilleurs soins et techniques des approches scientifiques occidentales avec ceux des approches traditionnelles complémentaires, plus souvent de tradition orientale, qui ont été montré efficaces depuis des milliers d’années.
  • Repose sur des données probantes quant à l’efficacité et à l’innocuité des méthodes proposées.
  • S’attarde à la prévention et au maintien de la santé en s’intéressant aux différentes facettes du mode de vie : alimentation, activité physique, gestion du stress et bien-être émotionnel.
  • Considère le patient comme un être unique et entier, dans ses dimensions sociales, psychologiques, spirituelles, religieuses et communautaires autant que biologiques et corporelles.
  • Considère que le patient est un acteur important de changement, de la gestion de sa santé et des soins qu’il reçoit.
  • Le thérapeute ne montre pas une attitude dogmatique ni paternaliste, tout en étant le spécialiste qui inspire confiance. Il montre une ouverture d’esprit.
  • Met l’accent sur la relation thérapeutique.
  • Se préoccupe du soulagement et du soutien autant que de la guérison.
  • S’attarde à la recherche et à la compréhension des processus de santé et de guérison ainsi qu’aux moyens de faciliter ces derniers.
  • Encourage la compréhension de la culture du patient et de ses croyances pour favoriser la guérison.
  • Recherche et enlève les barrières qui peuvent bloquer la réponse innée de guérison du corps.
  • Emploie des interventions simples et naturelles avant de passer à celles qui sont plus coûteuses et interventionnistes (principe de parcimonie)
  • Voit la compassion comme toujours utile, même lorsque d’autres avenues ne le sont pas.
  • Accepte que la santé et la guérison soient propres à chacun et puissent différer chez deux personnes atteintes de la même maladie (principe du traitement personnalisé et adaptée).
  • Encourage les soignants à explorer leur propre équilibre de santé, ce qui leur permettra de mieux intervenir en ce sens auprès de leurs patients.
  • Exige des fournisseurs de soins qu’ils agissent en tant qu’éducateurs, modèles de rôle et mentors pour leurs patients.
  • Encourage le travail de collaboration, non seulement avec le patient, mais aussi avec une équipe interdisciplinaire pour améliorer la prestation de soins.

Le courant de la médecine intégrative s’est implanté dans les milieux universitaires. En effet, un consortium, formé de 35 facultés de médecine aux États-Unis et de 3 au Canada, en fait la promotion. Voir le site de l’Academic Consortium for Integrative Medicine & Health.

Au Québec, les chaires Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d’une approche intégrée en prévention ont été créées à l’Université Laval en 2002, à l’Université de Sherbrooke en 2005 et à l’Université de Montréal en 2007.

En 1991, le National Institute of Health (NIH) a fondé une division appelée le Office of Alternative Medicine (OAM) qui a changé de nom en 1998 pour le National Center for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM). En 2014, le nom a changé pour le National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH). Ceci évoque bien l’évolution de la terminologie. Premièrement, le mot « médecine » a été enlevé, permettant d’ouvrir réellement (enfin!) aux autres disciplines qui n’ont jamais fait partie du corps médical. Ensuite, l’emphase est mise sur la coopération, l’union et l’intégration des approches, qui sont vues comme complémentaires (pas alternatifs donc en compétition), afin d’aider la santé.

En 2012, un sondage national sur la santé des américains, fait par le NCCIH, conclut que :